Le Manoir du Normandoux

L'Espace Bien-être

La Carrière

Le Restaurant - La Table du Normandoux

Mariage à La Carrière

La Carrière

 

Hôtel restaurant à Chauvigny

 Nouveauté 2018

 

L'histoire de notre Fontaine

Par Gilles TOURET, créateur d'Esprits Zen

La Fontaine créée est une étape incontournable du protocole d’accueil dans les jardins au Japon tout comme dans la cour du Domaine du Normandoux et son restaurant.


Le bruit de l’eau capte l’attention du visiteur comme pour amplifier le silence et le calme du lieu. Nommé « tsukubai », cette fontaine est un ensemble d’éléments qui ont chacun leur fonction et signification. Celle-ci est réalisée entièrement sans béton. La canne en acier permet de déposer l’eau au sommet de la grosse pierre « chôzubashi » trouvée sur le site, vestige de l’activité de la carrière

Le fil de l’eau symbolise le fil de la vie et son parcours sinueux. La pierre située devant la fontaine est nommée « maeishi », la pierre où on s’agenouille. Elle permet d’accéder à l’eau pour se purifier la bouche (de ses mauvaises paroles) et les mains (de ses mauvaises actions) sans mouiller ses vêtements car elle est surélevée par rapport au sol. Au delà du rituel de purification, s’agenouiller permet de s’incliner en signe d’allégeance, voire de soumission, et de remerciement pour la qualité de l’accueil à venir.

La pierre située à gauche « teshokuishi » doit permettre de poser une bougie portative pour éclairer l’espace la nuit et éviter de mouiller sa manche.

La pierre située à droite « yuokeishi » est réservée pour un seau d’eau chaude pour les ablutions hivernales.

Les galets situés au centre de toutes les pierres sont utilisés pour assurer une bonne évacuation de l’eau et sont nommés « umi » et symbolisent la mer.

Enfin, une pierre enroulée d’une cordelette de chanvre noire « tomeishi », doit se traduire comme la pierre qui arrête. Elle est disposée pour empêcher le passant imprudent de pénétrer dans l’espace ce qui est d’un plus grand esthétisme qu’une barrière ou une chaîne. 

Si les végétaux sont secondaires dans le dispositif, ils permettent d’apporter contraste et fraîcheur, ainsi qu’une démarcation de la fontaine du reste de l’espace.


Le Tsukubai peut donc être vu comme un aménagement ritualisant la préparation de l’esprit du visiteur à passer un excellent moment chez des hôtes qui mettront tout en oeuvre pour un accueil irréprochable.

NORMANDOUX / Le Manoir

Mentionnée pour la première fois en 1260, la châtellenie de Normandoux, fief le plus important de Tercé, relevait de la baronnie de Morthemer et appartenait en direct aux barons de ce lieu, parfois appelés « baron de Normandoux ».

La famille Taveau posséda cette baronnie des débuts du XVe siècle jusqu’à la fin du XVIIe siècle. En 1869, le domaine – manoir et terres – fut acquis par le baron de Soubeyran, dont la famille possédait 1500 hectares entre Tercé et Morthemer.

Le Manoir de Normandoux a conservé une belle tour, abritant un escalier à vis, accolée à la façade Sud. La façade Nord présente de belles ouvertures XVIe – XVIIe siècles. À la fin du XIXe siècle, d’importants bâtiments, granges et écuries, furent édifiés pour abriter les chevaux exploitant la carrière.

 

NORMANDOUX / Les Carrières

Une carrière fut exploitée vers 1820, à 150 mètres à l’Ouest du Manoir de Normandoux. Entre 1851 et 1856, Pierres Deslandes ouvre une nouvelle carrière, en louant le foncier au propriétaire de Normandoux, renouvelant le bail en 1863 dans le terrain nommée au vieux puit de Normandoux (à cause d’un vieux puit couvert qui se trouve au milieu de la partie louée). Cette carrière était située à 300 mètres du Manoir, au nord de la route de Tercé – Saint Julien l’Ars. En bordure Nord de la carrière de Pierre Deslandes, Cadet-Simon Desmazeau acquiert en 1861 une parcelle de terre et y ouvre entre 1862 et 1866 une troisième carrière, faisant construire à proximité en 1872 sa maison avec cave, puits et dépendances, sous le nom de l’Hermitage. Le chemin actuel descendant dans la carrière se trouve à l’emplacement actuel de la carrière de Desmazeau.

En 1869 le baron Jean-Marie Georges de Soubeyran acquiert le domaine de Normandoux et reprend à son compte la carrière de Pierre Deslandes. Sous-gouverneur du Crédit Foncier de France, député, maire de Morthemer, homme d’affaires avisé, il insuffle à la carrière de Normandoux et à la commune de Tercé un véritable décollage économique. À partir de cette époque, Normandoux se maintiendra toujours à la pointe du progrès, allant jusqu’à posséder de 1885 à 1939 sa propre ligne de chemin de fer jusqu’à la gare de Jardres. En 1876, de Soubeyran loue la carrière à Dècle-Vauzelle, maire de Neuville qui cède alors ses droits au Syndicat des Carrières du Poitou qui deviendra Civet-Pommier puis Rocamat. Le foncier de Normandoux ainsi que celui de Desmazeau, terres et carrières, est acheté en 1894 par Henri Séchet, avocat à la cour d’appel de Poitiers, dont les héritiers cèdent la propriété du domaine à la Société des Carrières de Charente et du Poitou avant la deuxième guerre mondiale. Christian Richard, Maire de Tercé.

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